Lutje Clarisses
La communauté des Clarisses au monastère « Sainte-Claire » de Shkodër : une vie de prière sur les traces de sainte Claire d’Assise.
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- Contact Adresse : Monastère « Sainte-Claire », Bulevard Skanderbeu, 25, Rruga M. Barleti Téléphone : (+355) (0)222.48308/(+355) (0)69.2537970 E-mail : [email protected]
Qui sommes-nous
Sainte Claire d’Assise
En 1209, François d’Assise se rendit à Rome avec ses compagnons pour demander au pape Innocent III d’approuver sa forme de vie évangélique, une vie fondée sur l’exemple des disciples de Jésus. Ce style de vie consistait essentiellement à suivre Jésus dans la pauvreté et la fraternité, afin d’annoncer le Royaume de Dieu. Le pape Innocent III accéda oralement à cette demande. Peu après cette approbation se présenta la première aspirante de l’ordre : c’était une concitoyenne de François d’Assise, Claire Offreduccio, fille d’une famille riche et noble d’Assise. Cette jeune femme demandait à suivre le même chemin de pauvreté que François, selon la perfection de l’Évangile, et il l’accueillit très volontiers. Dans la nuit du dimanche des Rameaux, du 27 au 28 mars 1211, dans l’église de la Portioncule, dans la plaine d’Assise (selon d’autres, ce fut dans la nuit du 18 au 19 mars 1212), François, entouré de ses frères, coupa les cheveux de Claire, en signe de vie entièrement consacrée et de consécration.
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François donna à la jeune sœur un programme de vie (forma vitae) fondé sur ce principe : suivre le Seigneur Jésus selon la perfection de l’Évangile et selon la condition de la femme, en prenant pour modèle la Vierge Marie. Il s’agit de vivre et de réaliser la vie évangélique comme fille et servante du très-haut Seigneur, Dieu du ciel et de la terre, comme mère du Seigneur Jésus et comme son épouse dans l’Esprit Saint (cf. Règle de sainte Claire 6,3), dans le silence d’une vie consacrée à Dieu dans le corps et dans l’esprit (1 Co 7,34). Claire accueillit cette « forma vitae » avec enthousiasme et détermination, comme un style de vie nouveau dans le paysage de l’Église.
L’exemple de Claire fut aussitôt suivi par d’autres jeunes femmes : sa sœur cadette Agnès, puis de jeunes disciples de la région – la première venait de Pérouse et prit le nom de sœur Benvenuta –, et bien d’autres encore. À l’été 1212 sont mentionnées cinq autres compagnes, ainsi que d’autres sœurs dont le nom n’est pas connu (cf. Procès de canonisation de Claire 1,43-57). L’exemple de la vie menée par Claire au monastère de Saint-Damien, près d’Assise, fut comme un phare lumineux qui donna naissance au mouvement que nous appelons clarisse, ou Second Ordre franciscain, à travers la fondation d’autres monastères. Entre 1217 et 1219, on compte neuf monastères : Assise, Spello, Foligno près de Spolète, Pérouse, Arezzo, Sienne, Florence, Lucques, Tortone (et d’autres dont le nom n’est pas mentionné). À la mort de Claire (11 août 1253), on trouvait 115 monastères en Italie et 50 hors d’Italie. Au début du XIVe siècle, on en comptait 413. Dans ces monastères entraient des personnes simples aussi bien que des filles de familles riches, de ducs, de princes et de rois (de France et de Bohême).
Ce mouvement eut un poids considérable dans l’Église de son temps. Le IVe concile du Latran s’y intéressa (novembre 1215, const. XIII), puis le pape Honorius III (1216-1227). Le pape Grégoire IX (d’abord comme cardinal, puis comme pape) se rendit plusieurs fois à Saint-Damien pour rencontrer Claire et ses sœurs, leur remettant chaque fois des documents écrits. De même, le pape Innocent IV se rendit deux fois à Saint-Damien pour rencontrer Claire (début mai et première semaine d’août 1253). Il voulut également présider les funérailles de Claire (12 août 1253) et ordonna le transfert de son corps de Saint-Damien à l’intérieur de la ville, où fut ensuite construite, sur ordre du pape Alexandre IV, l’église monumentale dédiée à la sainte, qui fut canonisée très rapidement.
Claire fut la première femme à écrire une règle de vie pour des femmes et demanda qu’elle soit approuvée par le pape Innocent IV lui-même, qui ne tarda pas à la signer par la bulle « Solet annuere ». La demande fut présentée au cours de la première semaine d’août 1253 (peut-être le 8) ; le pape signa la bulle le 9 août et, le 10, l’envoya à Saint-Damien, adressée à Claire. Celle-ci, en la recevant, baisa la lettre avec dévotion, la veille de sa mort, sereine et en paix, ayant trouvé sa place dans l’Église. La canonisation de Claire eut lieu dans la nouvelle cathédrale d’Anagni le 15 août 1255, par le pape Alexandre IV. Elle fut proclamée patronne de la télévision par le pape Pie XII le 14 février 1958 car, alors qu’elle était malade au monastère de Saint-Damien, elle eut en 1252 une vision qui lui permit d’assister à la messe de Noël célébrée en la basilique Saint-François d’Assise.
Outre Claire (†1253), les autres grandes figures de clarisses du début du XIIIe siècle sont : sa sœur Agnès (†1253), Philippa Mareri (†1236), Marguerite Colonna (†1280), Agnès de Prague (†1281/2). La dernière canonisation d’une clarisse a eu lieu en octobre 2010 : sœur Camilla Battista da Varano, du monastère de Camerino.
Aujourd’hui, les monastères de clarisses dans le monde sont plus d’un millier, avec environ 12 000 religieuses, toutes issues de la « plantula beati Francisci » (la petite plante de saint François), y compris le Protomonastère Sainte-Claire d’Assise, communauté héritière de celle de Saint-Damien fondée par sainte Claire elle-même.
Source : https://kishakatolikeshkoder.com/fr/clarisses/